3 globe-trotters

dimanche 12 juin 2011

Un an après...

... que nous reste-t-il de ce voyage ?

Ce matin, j'avais envie de revenir sur nos pas. De revoir toutes ces images si belles. De me souvenir de cette parenthèse exceptionnelle.

Il y aura un an le 02 juillet, nous quittions Tahiti pour Bordeaux puis Antibes. Il me semble que c'est tellement loin !... 

Aujourd'hui, nous vivons dans le Sud de la France. Nous avons beaucoup de chance... les écoles sont bonnes, la vie simple et ensoleillée, nous commençons à prendre nos marques....

Mais ce n'est que pour quelques années, sans doute jusqu'au bac d'Emma. Ensuite ???... Je crois que nous portons en nous la nostalgie immense du bleu des atolls et que nous sommes attirés par ce monde lointain comme des papillons vers la lumière.

Nous sommes rentrés en France parce qu'il le fallait. Dès que cela sera possible, je sais que nous repartirons et probablement pour plus d'une année...

En attendant, je vais essayer de continuer à faire vivre ce blog....

A bientôt.

B.

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dimanche 27 juin 2010

Fin... End... et Adieu au grand bleu !!!

Faka

Je suis super furieuse... Depuis quelques semaines, j'ai toutes les peines du monde à mettre des articles sur canalblog... Impossible de charger des photos, même redimensionnées... ma connexion doit être mauvaise, en tous cas, ça passe très mal, voire pas du tout et me prend des heures !...  Le résultat est parfois décevant... Bref !... Crispant ! 

Alors je ne mettrai pas l'article sur les perles qui devait terminer en beauté ce blog au bout du monde... Ou alors, ce sera depuis la France.... mais c'est sûr, le charme n'y sera plus !...


Voilà, nous quittons mardi 29 juin Moorea et vendredi 02 juillet, à l'aube, la Polynésie. 24 heures de voyage et le 03 juillet au soir, nous serons de retour sur "le plancher des vaches" !!!.... Ce fut une très belle parenthèse. Il nous en reste des images somptueuses d'atolls, le souvenir des gens que nous avons croisés, le goût immodéré de la chaleur, du soleil... Les enfants ont grandi... beaucoup changé, vécu des choses peu ordinaires dont, j'espère, ils garderont longtemps le souvenir !...  Nous étions venus pour 1 an... je savais que ce serait assez... et pas assez.... !...

Debar

 Merci aux nombreux visiteurs de ce blog et à leurs non moins nombreux commentaires... J'ai finalement trouvé mon idée première et farfelue de création de ce blog, sympathique et fort utile... Elle informait la famille de nos aventures et donnait des nouvelles régulières à tous, sur notre année sabbatique à Tahiti... A refaire !... 


 

On a aimé :

Les multiples bleus, c'est merveilleusement bôôôôô !

La chaleur, le soleil,

Les plages de sable rose, beige, noir,

Les fonds sous-marins qui ressemblent à un aquarium géant, surtout dans les Tuamotu,

Moorea, et la plage de Temae,

Notre maison au bord du lagon et nos proprios sympas,

La route de ceinture de Moorea qui longe le lagon, aux bleus tous les jours différents,

La vie sans embouteillages,

La vie 0-stress,

La liberté d'aller et venir sans être importuné, sans crainte d'être agressé,

La distance respectueuse des Tahitiens pour les blancs,

Les bons profs du collège,

L'indolence,

Les balades à pied le long du lagon,

Le short, les tongs, le T-shirt toute l'année,

Tous les voyages dans les atolls : merveilleux Fakarava, Tikehau, Manihi... et à Maupiti,

Le poisson cru au lait de coco ou nature, les achards de mahi-mahi et de thon, les ananas de Moorea...

La vanille, charnue, odorante,

Le po'e banane et citrouille, le ma'a Tahiti

Les balades à Papeete le samedi,

Le marché de Papeete,

L'artisanat local : sacs, tifaifai, mabés, bijoux nacre et perles...

La beauté des perles aux couleurs insoupçonnables et la découverte des mabés,

Les rencontres surprise et les bons souvenirs partagés avec Christine et Jacques, Jacqueline et Pierre Claude, Brigitte et Pascale, Gilles et Léna, Philippe et Vaïana, Jacques et Vaïana (une autre !), Nathalie et Ali, Nicole et Bernard, Georges et Edith (magasin Viane)... et la solidarité qui joue, quand même un peu...

La gentillesse de Raphaël, le vieux polynésien qui « marie » la vanille dans l'ombrière près de chez moi,

La gentillesse de Miri Vidal qui crée ses Tifaifai à Papetoai...


On n'a moins aimé à Moorea (mais ça aurait été en partie différent à Papeete, probablement) : 

L'indifférence des Polynésiens masquée par le sourire,

La difficulté à établir un contact, mais le sentiment d'être connu et observé de tous... le côté petit village où toute nouvelle fait le tour de l'île dans l'heure...

Le côté République bananière, les petits arrangements avec la loi, l'omerta (pas faire de vagues...),

La vie très chère,

La dureté, la violence, le côté primitif de ce peuple, dissumulés sous le sourire,

L'obésité omniprésente, qui rompt un peu le charme de la vahiné qui danse le tamuré,

Les choses cachées, non dites, les secrets de famille...les petits arrangements entre soi...

Les enfants « pas rois du tout », qui ratissent les jardins le matin, avant d'aller à l'école, les enfants fa'amu, l'inceste, les coups, la misère...,

La mentalité des blancs venus là pour faire du « fric »,

Les salaires indexés et l'indécence avec laquelle certains en profitent sans vergogne, et surtout sans rendre ce qu'ils reçoivent...

La mentalité de certains polynésiens, qui n'aiment pas les blancs et les mettent tous dans le même sac,

L'impression d'être pris en permanence pour une « vache à lait »,

Les embrouilles, les complications... rien n'est simple en Polynésie,

Le vendeur de voitures d'occasions...

Les infrastructures scolaires à la limite de la vétusté,

L'alcool au collège, le paka qui rôdent, l'agressivité latente...

La jeunesse désabusée, les parents indifférents, l'alcool encore...

Les troupeaux de chiens errants sur les routes, les plages et même dans les cours d'école,

Le niveau scolaire bas, bas, bas en primaire... mais cool, cool, cool...

Le monopole de Mana (internet), d'EDT (électricité de Tahiti), les frais bancaires abusifs,

L'impossibilité de se faire entendre quand on a un problème... l'indifférence encore...

Les deux Tsunamis,

Les deux cyclones,

Les moustiques et la filiariose,

Les rats des cocotiers et la leptospirose, (un rat nous a rendu visite pendant plusieurs jours que j'ai tué avec une tapette en bois...)

Les poissons-pierre et leur venin semblable à celui du cobra,

La période cyclonique et les changements de pression qui rendent le temps oppressant,

Les trous dans la chaussée de la route de ceinture et les 5 crevaisons en 1 an,

Mes voisins proches, la maison sur le même terrain, des français de passage, qui en 1 an ne m'ont jamais adressé la parole, ni dit bonjour, qui tournaient le dos à notre passage ( ???)... des bizarres de chez bizarre... on les appelait « papi et mamie paranos »... (Ils sont partis ce matin !... On les a eus à l'usure !!! Lol !)

 

Voilà... A bientôt pour de nouvelles aventures... En Nouvelle Zélande dans 3 ans !... Mais ce sera une autre histoire !!!!

Alors, Nana une dernière fois !

Je vous embrasse de tout coeur et vous souhaite à tous de pouvoir, un jour, vivre une semblable évasion... Même 6 mois, même 3 mois... mais venir plus qu'une quinzaine de jours dans cet "autre territoire" étonnant et enrichissant sur bien des points !...


* * * * * 

J'emporte aussi dans mes valises, le 1er tome d'une saga historique, qui en comportera 3 : "La liberté des coquelicots", bientôt dans toutes les bonnes librairies !!!.... (Si, si, c'est moi qui l'ai écrit !!!... Y'a une fôôôte sur la 4ème de couverture, qui doit être corrigée par l'éditeur. Celle qui la trouve recevra, à mon retour, quelques gousses de vanille de Tahiti !!!!.....)


Couverture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nana !!!!

Brigitte Landtsheere-Aufeuvre




 





 

 

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vendredi 25 juin 2010

Là sur sa peau gravée, un tatoo bleuté...

Au taboo, pas besoin de bagou... Son épaule est tatoo, tatoo...  

Là, sur sa peau gravé, à l'encre bleue dessiné, da da dap dap

Là, sur sa peau gravé, un tatoo bleuté...

(Etienne Daho - Epaule Tatoo)

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Bien qu’ayant conscience d’être la « pire des mères » pour ma fille, et même la « plus conne » pour ses camarades de collège, (si, si..., même dans le bleu absolu, un ado reste un ado…) je n’en ai pas moins autorisé Emma à se faire faire un tatouage… Je sais, certaines mamans plus raisonnables ou moins indignes que moi, diront : « Un tatouage c’est pour la vie, on ne l’enlève plus, etc, etc… ». Je les rassure, j’avais quand même mis mes conditions : « Un tatouage OK, mais qui ne se voit pas quand elle est habillée, et pas trop gore !… ».

Or, elle en rêvait depuis des mois et savait exactement le motif qu’elle souhaitait faire réaliser : une vague avec un dessin plutôt marquisien sur sa hanche gauche… Allez savoir pourquoi ???...  Il est vrai qu’ici, en Polynésie, le tatouage fait partie du quotidien et que peu de gens y échappent…

"Céder sur certaines choses, ne pas céder sur d’autres"… Blablabla… (J’ai lu tout Ruffo et hélas, j’ai pas encore tout compris… mais bon).

Nous voilà donc parties à Maharepa, chez un jeune tatoueur qui nous semblait compétent. De mon côté, n’y connaissant rien non plus, il fallait faire confiance à la chance et au hasard… Et pour un prix raisonnable, notre « Albert » s’est donc mis à l’ouvrage....  Dessin préliminaire, selon les directives de ma fille.

 

tatoo

Dessin

Préparation du matériel, gants, aiguille stérile à usage unique, etc… Et c'est parti !!!...  Ah oui... quand même... ça fait mal !!!

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Le plus douloureux, c’est au moment du remplissage…

Et 20 minutes plus tard… Surprise !!!

 

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« Il est beau, j’aime beaucoup » a dit ma fille. (Ouf... à pensé la mère !!!)

 Elle n’a pas bougé, pas émis une plainte. Quelques grimaces à certains moments, mais elle a tenu bon. Bravo !.. Elle le voulait son tatouage… Elle l’a !!!

 Merci au tatoueur d’ « Albert Tatouage », Maharepa, Moorea, de m’avoir permis de photographier pendant qu’il travaillait.

 (PS : J'ai prévu un tarif de 10€ payable par tout garçon qui voudra le voir, entre maintenant et sa majorité !… Ca s’appelle un retour sur investissement ! Lol !!!).

 

Histoire du tatouage

Le tatouage indiquait souvent une appartenance à un rang social élevé. Il revêtait un caractère symbolique relatif au sacré et au surnaturel, à l'acceptation d'un individu à une communauté (le passage de l'adolescence à l'âge adulte par exemple) et à la fécondité. Il pouvait être réservé à des héros, souvent guerriers particulièrement valeureux. Le tatouage était toujours valorisant pour la personne qui était apte à recevoir ce privilège. Ainsi le corps pouvait être recouvert presque entièrement.

Les motifs utilisés de façon symbolique faisaient souvent référence aux éléments naturels (soleil, lune, végétation, animaux, tikis…) ou à de simples figures géométriques. Selon la tradition, les hommes étaient abondamment tatoués, alors que les femmes préféraient des tatouages plus localisés intéressant les parties charnues de leur personne. Cette pratique était liée au désir de renforcer le pouvoir de la fécondité, les liens avec le surnaturel, et plus que tout, revêtait un caractère sacré.

Hommes et femmes portaient des tatouages sur diverses parties du corps ; Les femmes étaient moins ornées, mais les dessins étaient plus élégants et mieux exécutés parce qu'ils étaient considérés comme une parure. En revanche les hommes avaient souvent tout le corps couvert de tatouages. Seul le visage était respecté, à l'exception de quelques guerriers ou prêtres qui portaient parfois un emblème particulier sur le front et les lèvres.

Chez les Marquisiens, il recouvrait entièrement le corps et la face. Les femmes étaient tatouées sur les hanches et sur les fesses, avec quelques motifs sur les mains et les chevilles. Dans les îles de la Société, les motifs se limitaient à la partie inférieure du corps, et chez les femmes aux poignets et aux jambes. Il existait une incroyable variété de motifs.

Le tatouage a rapidement disparu avec l'arrivée des missionnaires. Les différents motifs et planches de personnages tatoués et autres relevés nous sont parvenus grâce notamment au peintre anglais Sydney Parkinson et à l'allemand Von Den Steiner. Aujourd'hui le tatouage connaît un renouveau notoire dans la société polynésienne

Cette opération s'avérait très douloureuse mais supportable. La cérémonie du tatouage était un véritable rite, au son des tambours, des flûtes et des toere, car la musique occupait une place de choix. Le prêtre tatoueur jouissait d'un grand prestige dans la société polynésienne.

Il disposait de deux instruments : un poinçon ou une sorte de peigne et un petit bâton. Le poinçon consistait en un manche de bois auquel était fixé soit un os d'oiseau, soit un morceau de nacre, soit des dents de poisson, de porc, de requin, de baleine, soit même des dents humaines égrisées avec soin ; et pouvait avoir jusqu'à 36 dents. Pour faire pénétrer ce premier instrument sous la peau, le prêtre tatoueur disposait d'un second ustensile, un bâtonnet, sorte de petit marteau à l'aide duquel il faisait pénétrer le poinçon en le frappant.

La peinture utilisée, d'un noir très accusé, est tirée de la noix du "bancoule Tiairi" brûlée et pulvérisée. On mélangeait la poudre à de l'eau où à du monoi ; la teinture, injectée sous la peau, prenait une couleur bleuâtre absolument indélébile. Pour cicatriser les plaies, on utilisait une plante odoriférante, l'Ahi tutu . Le prêtre tatoueur disposait d'un vaste éventail de modèles. Le choix des dessins était très délicat et on procédait avec le plus grand soin. Il dessinait le motif sur le corps à l'aide d'un bâtonnet de charbon de bois ; il travaillait souvent à main levée, puis, avec ses instruments, il pratiquait l'incision dans laquelle il injectait la substance colorante. Le prêtre tatoueur est considéré comme un détenteur privilégié d'une science à transmettre fidèlement aux générations futures.

 



























 

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mercredi 23 juin 2010

Sous l'ombrière...

 

Ce matin, voilà que frappe à ma porte Raphaël, un adorable papi souriant et indolent, qui surveille le terrain sur lequel se trouve ma maison et qui, accessoirement, s'occupe de la vanilleraie ou ombrière, qui se trouve tout près de ma maison.  A mon arrivée à Moorea, je lui avais demandé de me montrer comment ça se fabrique, la vanille... c'est pas de sa faute si la période d'insémination des fleurs commence en juin pour connaître sa pleine maturité en juillet. Donc, Raphaël attendait les premières fleurs pour venir me chercher...
Nous voilà donc partis tous les deux... (et j'oublie mes oeufs qui durcissent sur la flamme du gaz !....)

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Raphaël est originaire de Raïatea, une des îles Sous-le-Vent de Polynésie, où sa famille possède des terres.

 

Il a "marié" la vanille toute sa vie. Avec cet unique petit bout de bois qui est l'outil indispensable pour la pollinisation de la fleur... Raphaël "marie" parfois jusqu'à 1000 fleurs par jour, en haute saison... Il a le geste rapide et précis...  

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Sans intervention extérieure, la pollinisation de la vanille n'est pas possible. Une fine languette empêche tout contact entre les étamines et le pistil donc toute fécondation. Il faut donc écarter cette languette, mettre le pistil à nu, et récupérer au bout du bâtonnet, les étamines (jaunes) pour les introduire dans l'abdomen de la fleur.... délicat mais rapide... La fleur restera ouverte environ 15 heures, puis se refermera et mourra si elle n'est pas fécondée. Si l'insémination a réussi, sa tige va grossir jusqu'à donner une gousse, jaune d'abord puis qui noircira jusqu'à la cueillette.... Plus la quantité d'étamine introduit dans l'abdomen de la fleur aura été important, plus grosse sera la gousse de vanille !...

De la fleur à la gousse.... 

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... à la cueillette... quand les gousses deviennent noires et tombent seules... 

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Il ne reste plus qu'à les faire sécher sur des séchoirs, une heure par jour au soleil pas trop chaud, pendant 3 mois.

La vanille Tahiti est la plus réputée au monde et aussi la plus chère. C'est la vanille "de luxe". Fraîche elle coûte 2 500 frs polynésiens le Kilo, sèche elle coûte dix fois plus (environ 200€ le kilo !!!). On la trouve sur les grandes tables de France. Raphaël lui, cultive 2 espèces uniquement.... Je ne vous raconte pas comme ça sent bon à certaines périodes, autour de l'ombrière !!!....

   

 




 




 

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samedi 19 juin 2010

Quand Tifaifai et boutis se mêlent...

 

... et s'emmêlent. Miri m'a aussi montré des catalogues d'amateurs de Tifaifai, surtout Japonais, qui viennent en Polynésie apprendre les techniques, acheter... pour leurs collections. Et comme toujours, les Japonais poussent l'art à son exrême !... Ils ont allié Tifaifai et boutis pour des résultats de toute beauté. Miri m'a confié un catalogue que j'ai scanné en partie. Il s'appelle KATYMOM et on ne le trouve qu'au Japon....

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 Mais juste pour le plaisir des yeux... Cette petite bourse jaune, je l'aime beaucoup, je crois que je vais prendre des cours de boutis à mon retour en France, moi. Ca tombe bien, je vais m'installer dans le Sud !

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Façon vitrail...

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Ils sont fous ces Japonais !!!... Bon, je retourne dans mes valises, moi !... A bientôt ! Nana !!!


 

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vendredi 18 juin 2010

Tifaifai et autres boutis...

 

Je m'aperçois avec effroi qu'il y a 1 mois, déjà, que je n'ai plus rien écrit sur mon blog... Entre les préparatifs du départ, les corrections à terminer, la relecture de mon propre manuscrit, les enfants, le Brevet d'Emma, le passage en 6ème de Nans... les jours filent comme les alizés sur les îles !... 
Je voulais néanmoins, faire un petit reportage sur le Tifaifai, sorte de patchwork polynésien, avant mon départ. Mon principal problème était de trouver une "mamma" ou une artiste/artisane pas trop loin de chez moi, qui travaillerait encore avec les techniques traditionnelles et non uniquement à la machine et au point de bourdon...

Et c'est comme ça que je suis arrivée chez Miri Vidal, à Papetoai qui se trouve à une vingtaine de kilomètres de chez moi... Le hasard... j'avais vu son panneau, mais je n'osais pas m'aventurer jusque chez elle de peur de la déranger... Et puis j'ai osé, poussée par l'urgence et la curiosité... Je vous emmène découvrir son travail et son univers...

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En reo maohi (langue tahitienne), tifaifai signifie raccommoder. Les premiers missionnaires européens, à partir de la fin du 18ème siècle, ont apporté avec eux les tissus, inconnus jusqu’alors en Polynésie. Mais la matière restait rare et même les chutes étaient précieuses. Pour les utiliser, les Polynésiennes ont appris le patchwork qu’elles ont adapté à leurs besoins et à leurs goûts. Le résultat était assez réussi et la technique s’est peu à peu améliorée. On ne se contenta plus de chutes. Avec le développement du commerce et des importations, il est devenu  plus facile de choisir sa matière (du drap de coton - 42 coloris différents qui ne déteignent pas) et ses couleurs. Le tifaifai, couvre-lit ou coussin, est alors devenu une pièce maîtresse de la décoration intérieure polynésienne. 

 

  • Le tifaifai en mosaïque forme comme à l’origine de petits morceaux d’étoffe cousus ensemble pour constituer des motifs généralement géométriques (croix, losanges, étoiles, rose des vents, etc.).

  • Le tifaifai en appliques (paoti) plus typiquement tahitien. Sa fabrication s’effectue en quater étapes (voir ci-après).

Les tifaifai mesurent généralement 3 m sur 2,5m mais aujourd'hui on trouve des panneaux décoratifs plus petits et plus abordables. Il faut entre un et quatre mois pour les fabriquer. Leur prix varie de 5 000 à 120 000 Fcfp selon la qualité, le travail et la dimension des pièces. Il est possible d'acheter un tifaifai non terminé. Le motif est découpé et bâti sur le tissu. Il suffit alors de finir la couture au point de bourdon (à la machine) ou à petits points à la main...0

Miri crée ses propres modèles, ou crée à votre demande, selon vos choix de motif (traditionnel ou moderne), de dimension et vos coloris. Elle travaille sur commande. Sa base de tissu coton, en grande largeur et qui ne déteint pas, comporte 42 coloris différents...

Merci de ton chaleureux accueil Miri. Un accueil polynésien comme on l'imagine... Nous avons passé une très agréable matinée ensemble, dans ton faré, à parler de ta passion et de plein d'autres choses !!! A bientôt !...


 

 

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dimanche 16 mai 2010

Ca sent le départ !!!

 

... et oui, dans 6 semaines nous reprendrons le chemin de la France !... Déjà !!!... J'y crois pas !!! Mais il faut se rendre à l'évidence, les longues vacances se terminent. Quand j'aurai 5 mns avant le départ, je m'amuserai à faire le point des bonnes et mauvaises choses rencontrées au cours de cette année exceptionnelle... mais pour le moment, je suis plutôt dans la résiliation de loyer, de compteurs, et la vente de ma fidèle et fort utile titine... pas un 4x4 flambant neuf et plein de pare-buffles et de girophares, comme on aime ici, mais ma modeste et vaillante petite TWINGO,  qui nous a bien baladés pendant tous ces mois, qui a connu le sable ramené de la plage, les courses du supermarché, les trous des routes locales, les valises lors de nos départs et retours des atolls... Tout ça sans faillir. Si des visiteurs locaux sont intéressés, qu'ils me contactent... C'est une bonne affaire !... Dispo le 30 juin à Moorea !0

Bon, pas de larme, c'était prévu... mais on va s'organiser pour revenir plus longtemps !... Nana !...

 

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dimanche 9 mai 2010

Ma'a Tahiti...

  • Par ce beau week-end de mai (si, si, ça existe les beaux we ensoleillés ici !), nous avons décidé d'aller déguster un Ma'a Tahiti au bord de la plage, non loin de la maison. Le ma'a tahitien se cuit à l'étouffée dans un four traditionnel creusé dans le sol. Préparé la veille, le feu est allumé d'abord avec de la bourre de coco et des feuilles de cocotiers, puis alimenté de bois sur lequel on pose des pierres. Evidemment, nous avons été déçus de ne pas trouver le vrai four traditionnel, creusé dans le sol comme autrefois... mais bon... les traditions se perdent ma bonne dame !...

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Le lendemain matin, donc, les pierres sont chaudes et le feu est réactivé. La nourriture est alors empaquetée dans des feuilles de bananiers (ou plutôt des cocottes en alu) et posée sur des grilles, en plusieurs épaisseurs jusqu'en haut du four. Ensuite le tout est couvert de feuilles de bananiers et fermé pendant 3 heures minimum.... 

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Et c'est parti !!.... Le four est étanchéifié avec du sable et nous partons nous balader autour de Moorea, en attendant midi et son ouverture...

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Et à midi nous sommes là...

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Et maintenant, à table !!! Christine et Jacques se sont joints à nous !... 11

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Bon, moi j'ai essayé le Mitihue (lait et pulpe de coco fermentés), qui ressemble à du lait caillé qui aurait tourné... beurkkk !... Et j'ai tenté le bocal de fafaru... gasp !!!...   Le « fafaru » est un met ancré dans la vie polynésienne depuis des générations. C'est une préparation de poissons crus fermentés dans de l'eau de « fafaru » (lonnnnngue macération de crevettes ou de poissons, dans de l'eau de mer). Tout un programme... mais il n'y a pas de bon ma'a tahitien sans fafaru !... Contente de le savoir... j'ai arrêté net mes investigations à l'ouverture du bocal !...

Pour le reste, c'était très bon : poisson cru, porc grillé, porc aux carottes et au choux, boudin, porc aux herbes locales, pas tellement de poisson hormis le cru... et enfin le poé banane, manioc et citrouille-papaye !... Arrrgggg le poé, j'adore ça mais c'est à base d'amidon et ça tient très fort au corps !!!...

Ce soir yahourt nature et demain 8 kms de marche minimum pour éliminer !!!!  Nous avons passé une très agréable journée... Elle est pas belle la vie sous les cocotiers !!!

Nana !!!




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jeudi 29 avril 2010

Soirée de gala...

L'AS-danse du collège d'Afareaitu organise chaque année, en collaboration avec les autres collèges et lycée de Tahiti et Moorea qui le souhaitent, une grande soirée de gala à laquelle les élèves participent et montrent leur travail de l'année... c'est l'événement incontournable !!... Les parents doivent passer la nuit à Tahiti parce qu'il est impossible de rentrer en ferry à la fin du spectacle !... Me voilà donc quittant Moorea hier après-midi, en emmenant Nans, évidemment, qui forcément, manquait l'école ce matin... Nous en profitons pour nous balader sur le nouveau front de mer de Papeete, très réussi, très fréquenté...

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et nous voilà au spectacle.... les tableaux s'enchaînent, beaucoup de musique et de danses traditionnelles...12

... et ma collégienne en rayures, dansant le Hip-Hop sur une chorégraphie appelée "les sucettes"....

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De gauche à droite : Keala, Hiona, Emma (Moi :P), Tiare (debout), Teave (accroupie), Manon, Norohei. Une bonne soirée pour tout le monde, qui pour moi et Nans s'est prolongée chez Brigitte et Pascal, qui nous ont accueillis dans leur superbe maison coloniale... Merci à eux... Retour ce matin à Moorea, avec la navette... A bientôt !!!

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Soirée de gala...

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